Saison brune, le climat en péril

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En lien avec la COP21 et les débats autour du climat, la BU vous recommande la lecture de « Saison brune » de Philippe Squarzoni (BD SQU), une bande dessinée choc. « Saison brune » est le fruit d’un travail d’enquête minutieux de plus de 5 années, fait notamment d’entretiens retranscrits au fil des planches avec des experts du réchauffement climatique – scientifiques, journalistes, économistes – dont le constat sur la gravité de la situation est sans appel.
C’est en 2005 alors qu’il travaille sur « Dol », une bande dessinée consacrée au mandat présidentiel de Jacques Chirac, que Philippe Squarzoni commence à s’intéresser à la question de la protection de l’environnement. Il cherche en effet à comprendre les raisons du réchauffement climatique, et va vite constater que celui-ci recouvre des enjeux importants, notamment économiques, qui interrogent nos sociétés industrialisées lancées dans le profit et la consommation sans limites. « Nous savons que ce mode de vie est destructeur mais nous refusons d’en tirer la conclusion qui s’impose ».
Car l’heure n’est plus au constat, il y a urgence à agir. Mais serons-nous capables de sacrifier notre confort moderne pour réduire les conséquences d’un changement déjà à l’œuvre dont les effets – que l’on ne mesure pas entièrement – pourraient être dévastateurs à l’échelle de la planète d’ici 30 à 50 ans ? L’auteur montre bien à quel point il est difficile de prendre des décisions individuelles éco-responsables, alors que dans le même temps les pouvoirs publics persistent dans la voie de l’irresponsabilité. « Dans les sociétés où nous vivons, le souci de l’environnement ressemble à un chemin pavé d’écogestes insuffisants, dérisoires, et toute initiative isolée s’apparente à un sacrifice inutile ».
Servi par un dessin en noir et blanc d’une grande précision, le propos est incisif et ne manque pas d’interpeller le lecteur. Il laisse peu de place à l’enthousiasme, car les solutions, radicales, si elles sont encore possibles, se feraient nécessairement au prix d’un infléchissement total des politiques publiques au niveau international.

 

 

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