Vers la sobriété heureuse

Vers la sobriété heureuse de Pierre Rabhi

Dans cet ouvrage, P. Rabhi expose sa manière de penser le monde en écho avec son choix de vie proche de la Terre-Mère comme il nomme notre planète « nourricière ». Au fil de son parcours, il a observé aux champs comme à l’usine, l’homme s’aliéner au travail, à l’argent. Il analyse le système économique et dénonce le capitalisme, source d’injustice sous couvert de croissance et de modernité. Lui qui a été ouvrier spécialisé à l’usine, décide de chercher une autre voie en travaillant la terre dans le respect du rythme de la nature. Il désire retrouver de vraies valeurs pour vivre en adéquation avec ses convictions. Aussi, très tôt, il décide de s’installer en Ardèche avec sa femme. Il étudie l’agriculture et devient agriculteur biologique ; il leur a fallu une quinzaine d’années pour être totalement autonomes. Pionnier de l’agroécologie, Pierre Rabhi a été un des partisans et acteurs de la décroissance et a œuvré à faire connaître ce mode de vie et cette philosophie.
Le livre parle de la crise financière, du dérèglement où l’homme est réduit à un simple consommateur tout en abîmant notre planète, pour faire valoir qu’un autre monde est possible.
Au fil des expériences de vie qui émaillent ce récit s’est imposée à Pierre Rabhi une évidence : seul le choix de la modération de nos besoins et désirs, le choix d’une sobriété libératrice et volontairement consentie, permettra de rompre avec cet ordre  appelé “mondialisation”. Ainsi pourrons-nous remettre l’humain et la nature au cœur de nos préoccupations, et redonner, enfin, au monde légèreté et saveur.
Pour conclure, ce livre  nous invite à réfléchir à une nouvelle forme de société plus humaine, plus libre, plus intelligente et plus respectueuse de son environnement.

Vous pouvez retrouver cet ouvrage à la bibliothèque de l’Agroparc (cote 333.7 RAB), mais aussi :
– Manifeste pour la Terre et l’humanisme, 304.2 RAB
– L’agroécologie : une éthique de vie : entretien avec Jacques Clapat, 631.5 RAB
– Pierre Rabhi semeur d’espoirs : entretiens avec Olivier Le Naire, 304.2 LEN
– Le chant de la terre, 170 CAR (Bibliothèque  Centrale)
– La part du colibri, 304.2 RAB (Bibliothèque  Centrale )

De même, vous pouvez découvrir à la vidéothèque, un passionnant documentaire sur P.Rabhi,
« Pierre Rabhi : au nom de la terre » de Marie-Dominique Dhelsing, cote 304.2 RAB

Bonne découverte et bonne lecture !

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Saison brune, le climat en péril

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En lien avec la COP21 et les débats autour du climat, la BU vous recommande la lecture de “Saison brune” de Philippe Squarzoni (BD SQU), une bande dessinée choc. “Saison brune” est le fruit d’un travail d’enquête minutieux de plus de 5 années, fait notamment d’entretiens retranscrits au fil des planches avec des experts du réchauffement climatique – scientifiques, journalistes, économistes – dont le constat sur la gravité de la situation est sans appel.
C’est en 2005 alors qu’il travaille sur “Dol”, une bande dessinée consacrée au mandat présidentiel de Jacques Chirac, que Philippe Squarzoni commence à s’intéresser à la question de la protection de l’environnement. Il cherche en effet à comprendre les raisons du réchauffement climatique, et va vite constater que celui-ci recouvre des enjeux importants, notamment économiques, qui interrogent nos sociétés industrialisées lancées dans le profit et la consommation sans limites. “Nous savons que ce mode de vie est destructeur mais nous refusons d’en tirer la conclusion qui s’impose”.
Car l’heure n’est plus au constat, il y a urgence à agir. Mais serons-nous capables de sacrifier notre confort moderne pour réduire les conséquences d’un changement déjà à l’œuvre dont les effets – que l’on ne mesure pas entièrement – pourraient être dévastateurs à l’échelle de la planète d’ici 30 à 50 ans ? L’auteur montre bien à quel point il est difficile de prendre des décisions individuelles éco-responsables, alors que dans le même temps les pouvoirs publics persistent dans la voie de l’irresponsabilité. “Dans les sociétés où nous vivons, le souci de l’environnement ressemble à un chemin pavé d’écogestes insuffisants, dérisoires, et toute initiative isolée s’apparente à un sacrifice inutile”.
Servi par un dessin en noir et blanc d’une grande précision, le propos est incisif et ne manque pas d’interpeller le lecteur. Il laisse peu de place à l’enthousiasme, car les solutions, radicales, si elles sont encore possibles, se feraient nécessairement au prix d’un infléchissement total des politiques publiques au niveau international.

 

 

Habiter la terre

Jeudi 4 avril à 17h30 en salle de recherche sciences à la bibliothèque Centrale, venez assister à un débat passionnant entre Olivier Rey, mathématicien et philosophe, membre du CNRS, et Pierre Lieutaghi, ethnobotaniste et écrivain.
Ces deux penseurs évoqueront le rapport de l’homme à la terre et à son environnement et s’interrogeront sur le rôle et les limites d’une vision parfois trop technicienne de ces relations.

A noter que le débat sera suivi d’une dédicace d’ouvrages organisée par la librairie la Mémoire du Monde.